Aider à passer de la tristesse à la joie

Je me nomme David Moraies, je suis aumônier protestant des hôpitaux depuis septembre 2021 sur plusieurs sites en Région parisienne : Cochin, Broca, Corentin-Celton, Hôtel-Dieu et depuis peu Robert-Ballanger à Aulnay-Sous-Bois.
Le démarrage
Avant d’intégrer l’hôpital, j’ai dû passer le D.U. Aumônier à la faculté Protestante de Strasbourg, rendu obligatoire par le ministère de l’intérieur et agréé pour y suivre la formation.
Dans l’établissement, le principe est de se faire connaitre de la direction, de l’administration, des cadres de santé, des postes de soins, des secrétaires médicales et si possible des médecins.

Pourquoi ? Tout simplement parce que ce sont eux qui vous contacteront quand un patient en fera la demande.
Une suite logique
Pour moi, l’aumônerie est une suite logique de mon pastorat que j’ai effectué à l’Église de Meaux jusqu’en 2017. Cela me permet de continuer à aider et soutenir les uns et les autres en passant du temps avec eux pour parler, boire un café, prier ou lire la Bible.
Le contexte de la laïcité peut paraitre compliqué pour exercer ce ministère, mais les hôpitaux sont plus ouverts que l’on ne croit. Ce que les personnes ne savent pas forcément, c’est que la chambre du patient est un espace privé, cela laisse beaucoup de possibilités en veillant à ne pas tomber dans le prosélytisme ni embêter les autres patients du service qui ne croient pas ou qui sont d’une obédience différente.
Mes visites se font aussi bien en maternité, qu’en gériatrie, en passant par la cancérologie, la psychiatrie, la rééducation, la médecine interne, la réanimation…
Le lien avec l’Église locale
A l’Église de Claye-Souilly, dont je suis membre, j’ai déjà fait un exposé sur l’aumônerie, mais ce que je remarque dans mes rencontres, c’est que beaucoup de personnes protestantes/évangéliques ne connaissent pas l’aumônerie. Pourtant, certaines d’entre elles sont seules ou ont peu de visites. Elles ont vraiment besoin de ce service quand elles arrivent à l’hôpital. Je les aide, donc, à passer ce moment souvent douloureux, souvent mal perçu qu’est l’hospitalisation.

Une petite anecdote
Un jour, je suis appelé dans une chambre pour voir une patiente. Dans nos conversations, elle m’indiquait qu’elle avait perdu la foi, face à sa maladie auto-immune. Au fur à mesure de nos rencontres, de nos discussions, sa foi s’est affermie durant son séjour de neuf mois à l’hôpital. Merci Seigneur.
Un bout de chemin avec le Seigneur
La Bible nous enseigne à aimer notre prochain et ma façon de le faire est de passer du temps avec toutes les personnes que je peux rencontrer, protestantes ou non.
Quand je le fais, je vois ces hommes, ces femmes passer de la tristesse à la joie, de la grimace au sourire non pas parce qu’ils sont guéris mais parce qu’ils ont fait un bout de chemin avec le Seigneur.
Maintenant, si vous voulez vivre de bon moment dans un hôpital avec l’aumônerie, contactez-moi.

