Églises et aumôneries, main dans la main
A partir de septembre 2026, j’exercerai en tant qu’aumônier pour le groupe hospitalier d’Henri Mondor à Créteil (94).
J’ai toujours aimé aller visiter des chrétiens traversant des périodes ou des situations de souffrance, que ce soit à l’hôpital ou chez eux. Avec un petit groupe de l’Église, nous allions régulièrement visiter des personnes âgées dans une maison Sénior.
Je me rappelle encore d’avoir dit à une amie souffrante : « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. Alors si tu ne peux plus venir à l’Église, c’est l’Église qui viendra à toi ».

En 2022-2023, lorsque j’étais étudiante en 1ère année à l’Institut Biblique de Genève, j’ai pu effectuer un stage d’observation en aumônerie hospitalière avec l'aumônier Pedro Escobar à Saint-Julien-en-Genevois. C’est là que j’ai vraiment découvert ce beau ministère.
Lorsque je suis retournée en région parisienne l’année suivante, j’ai voulu continuer l’aumônerie mais il n’y avait pas d’aumônerie protestante implantée dans l’hôpital à côté de chez moi.
C’est alors que Pedro m’a mise en relation avec la commission régionale d’Ile de France, gérée par la FPF. Encouragée par la commission, je décide donc de commencer une année d'étude pour obtenir le diplôme Universitaire d’aumônerie avec la faculté de théologie de Strasbourg. J'ai également commencé un stage pratique à l’hôpital Saint Louis à Paris où je visite essentiellement des patients en oncologie.
Les personnes visitées nous partagent souvent qu’elles se sentent bénies par nos visites.
Malheureusement, certaines personnes nous confient qu’elles sont hospitalisées depuis longtemps et qu’elles regrettent de ne pas avoir su plus tôt qu’il y avait une aumônerie.
Malgré un affichage dans l’hôpital, trop peu de chrétiens savent que nous sommes là et font appel à nous.
L’aumônerie permet aux patients de bénéficier d'une écoute attentive et d'un accompagnement spirituel. Certains sont déjà visités par leurs proches, notamment des membres de l’Église, mais d'autres ont très peu de visites.

Un aumônier a l’avantage de bien connaitre l’hôpital, d'être en lien assez étroit avec les soignants, et d’avoir une « juste distance » avec la personne visitée. Cela permet d'exprimer ce qu'on ne peut pas toujours dire à un proche ou à un soignant. Pour cette raison, les visites des aumôniers et des membres de l’Église sont vraiment complémentaires.
Notre ministère est encore trop peu connu ou reconnu, notamment de nos églises évangéliques. Les aumôniers prolongent le témoignage des Églises dans des lieux particuliers où l’accès est parfois difficile.
Mon souhait est qu’on puisse mieux collaborer avec les Églises afin que des personnes hospitalisées puissent davantage bénéficier de nos visites. N’hésitez pas à contacter l’aumônier protestant si vous ou un de vos proches est hospitalisé ou si vous souhaitez devenir visiteur hospitalier.

