La surpopulation carcérale en France
Au printemps 2026, la France a atteint un nouveau record historique avec 87 126 personnes incarcérées (chiffres au 1ᵉʳ mars 2026).
Si l'on prend en compte l'ensemble des personnes « écrouées » (c'est-à-dire sous la responsabilité de la justice, incluant celles qui portent un bracelet électronique à domicile), le total dépasse les 106 000 personnes.

Le nombre d'établissements pénitentiaires
La France compte actuellement 186 établissements pénitentiaires actifs.
Ce parc est très diversifié et comprend plusieurs types de structures :
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Les maisons d'arrêt, qui accueillent les personnes en attente de jugement (les prévenus) ou celles condamnées à de courtes peines.
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Les centres de détention et les maisons centrales, réservés aux peines plus longues.
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Les centres pénitentiaires, qui sont des structures mixtes regroupant plusieurs de ces quartiers sur un même site (il en existe une soixantaine).
- Les établissements spécialisés pour mineurs ou pour la semi-liberté.
Le pourcentage de la surpopulation carcérale
La capacité théorique globale du parc pénitentiaire français est de 63 353 places opérationnelles. Le décalage avec le nombre réel de détenus engendre une tension majeure :
- Densité carcérale globale : 136,2 % (ce qui signifie qu'il y a en moyenne 136 détenus pour 100 places).
- Dans les maisons d'arrêt : 137,5 % en moyenne. C'est dans ces structures que la situation est la plus critique.
- Les disparités régionales : Cette moyenne cache des réalités encore plus complexes selon la géographie. En région parisienne, le taux d'occupation frôle les 161,3 %, et il atteint 154,8 % du côté de Toulouse. 24 établissements en France affichent même une densité supérieure à 200 %.

