On ne ressort jamais indemne d'une rencontre
J’ai commencé à l’aumônerie il y a 15 ans, au début de ma retraite, au CHU de Nîmes.
Après une formation sur le terrain avec des personnes habilitées, le CHU m’a fait signer un engagement à respecter : L’idée = nous ne sommes pas là pour vendre une bible, mais pour rencontrer des personnes souffrantes.
Il faut d’abord écouter
Il faut d’abord écouter, recevoir, découvrir, accompagner, accepter l’autre, se déplacer dans son histoire avec empathie, sans douter, dans la joie et l’Amour. Et ne pas vouloir aller au-delà de la chambre, pas de visite à domicile par la suite : la relation s’arrête à la fin de l’hospitalisation.
Je visite au CHU le jeudi après-midi de 14h30 à 18h00, au service rhumatologie ou sur indications des aumôniers
Sur mon badge il y a mon nom et « Aumônerie Protestante » - Ce que je décline au début de chaque rencontre. Et, selon l’intérêt ou la connaissance du patient, cela permettra de parler de la présence de Dieu ou pas !

Au temps du Covid, j’ai commencé à visiter en maison de retraite d’abord des personnes de notre Église. Quelques années après j’ai continué à visiter deux maisons de retraite Protestantes où j’accompagne et participe aux cultes hebdomadaires présidés par un pasteur (EPUF, attestant) avec lectures, chants, puis temps d’écoute dans le service.
Un groupe de paroles
L’aumônerie protestante fait partie du groupement des Églises évangéliques à Nîmes qui se retrouve environ tous les 2 mois au CHU pour un Groupe de Paroles.
Nous méditons un texte biblique, lu par une personne, les autres écoutent et on retient 1 mot. Puis on relit le texte, on retient 1 idée, enfin après une dernière relecture on échange librement nos points de vue sans interrompre celui qui parle, un peu comme avec un patient !

Nous échangeons ensuite librement sans citer les noms des patients, sur des rencontres difficiles ou fabuleuses. Nous clôturons par des conseils des 2 aumôniers et un temps de prières libres.
Tous ces temps passés à visiter, écouter me donnent à chaque fois beaucoup d’énergie pour mieux vivre.
Compter les bienfaits de Dieu, c’est aussi bien apprécier ma vie, qui peut avoir des moments de découragements.
L’inattendu, c’est comme un bon café, on ne ressort jamais indemne d’une rencontre, quelle qu’elle soit.

